Ely Ould Mohamed Vall : « Si Aziz ne quitte pas le pouvoir par les moyens pacifiques, nous (...)

Ely Ould Mohamed Vall : « Si Aziz ne quitte pas le pouvoir par les moyens pacifiques, nous utiliserons d’autres moyens »

jeudi 19 juillet 2012 à 11:59

Nouakchott, 19 juillet (MauriMedia) — Une nouvelle manifestation organisée par la « Coordination de l’Opposition Démocratique » (COD, opposition boycottant le dialogue avec la majorité) a eu lieu hier soir à Nouakchott, réclamant le départ du président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz.

Cette manifestation a été autorisée par les autorités, avec une présence policière quasi-inexistante. Aucun incident n’est à déplorer.

La manifestation a été suivie par un meeting où les leaders de la COD ont pris la parole, fustigeant le président de la République, l’accusant de « mener le pays à la catastrophe », et demandant son « départ immédiat et sans conditions », réitérant ainsi leur discours lors des précédentes manifestations.

Ely Ould Mohamed Vall, le plus dur opposant du président Mohamed Ould Abdel Aziz, a, lors d’un long discours particulièrement offensif, déclaré : « si Aziz ne quitte pas le pouvoir par les moyens pacifiques, nous utiliserons d’autres moyens », et que « la force n’est pas l’apanage du pouvoir actuel ». Ely Ould Mohamed Vall réitère ainsi les menaces, déjà formulées il y a quelques mois, de l’usage de la force pour renverser le président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Pour rappel, Ely Ould Mohamed Vall a été pendant vingt ans le directeur de la sureté de l’ex-président Maaouiya Ould Sid’Ahmed Taya (1994-2005). Il occupait ce poste lors des évènements de 1989-1992, durant lesquels des dizaines de milliers de mauritaniens, des ethnies Peule, Wolof et Soninké, ont été expulsés de leur pays et se sont réfugié au Sénégal et, dans une moindre mesure, au Mali.
Ely Ould Mohamed avait dernièrement déclaré que parmi les expulsés ne figure aucun mauritanien, provoquant la colère d’une partie des mauritaniens. Il a néanmoins déclaré par la suite que ses services de police ne portent aucune responsabilité dans les exactions dont ont été victimes des milliers de mauritaniens lors de ces évènements de 1989 à 1992, sans donner plus de précisions.

Source : MauriMedia


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