Etudes supérieures : Les universités marocaines fermées aux pauvres

Etudes supérieures : Les universités marocaines fermées aux pauvres

mardi 31 juillet 2012 à 17:40

Le gouvernement marocain, dominé par les Islamistes, s’apprête à prendre une décision qui risque d’être préjudiciable non seulement pour les étudiants marocains mais aussi pour les étudiants étrangers, notamment les Mauritaniens. La décision qui devra être incessamment présentée au Parlement devra mettre fin à la gratuité de l’enseignement supérieur dans le Royaume Chérifien. Les étudiants pauvres issus de milieux défavorisés sont les plus touchés par la mesure et devront dorénavant renoncer pour leur grande part à poursuivre désormais leurs études supérieures au Maroc. Dans un entretien publié par l’Economiste, le ministre marocain de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres, Lehcen Daoudi, affirme « notre plus grand problème aujourd’hui réside dans la gratuité de l’enseignement supérieur et nous ne pouvons plus continuer », soulignant que la faiblesse des ressources financières allouées à son département le rend désormais incapable à supporter seul les frais d’études supérieures pour l’ensemble des étudiants. Selon le ministre marocain, la formation spécialisée en médecine par étudiant coûte à l’Etat marocain 1 million de Dirham (environ 40 Millions d’UM) contre 400.000 à 600.000 Dirhams pour des études d’ingénierie. Il précise que l’Etat prenait jusque-là en charge les étudiants issus de milieux défavorisés et qu’il est temps d’après lui que ces familles participent à l’effort de la communauté.. Bien que reconnaissant le recul continue de la qualité des formations universitaires, le ministre Lehcen Daoudi soutient que l’Etat marocain a déployé suffisamment d’efforts sur le plan de la quantité et qu’il est impératif aujourd’hui qu’il axe ses priorités sur l’excellence, remarquant qu’il est difficile de s’intéresser à la fois à ces deux aspects. Il a surtout déploré le nombre élevé de bacheliers qui tapent chaque année à la porte des universités, alors que l’offre est limitée, faisant remarquer que dans certaines facs, le rapport est souvent de 280 étudiants pour 100 sièges disponibles. Selon lui, cette situation doit changer. Dorénavant, et en toute apparence, les études supérieurs se dirigent vers l’élitisme. Les étudiants issus de classes aisées seront les seuls capables de supporter les frais de plus en plus élevés que requiert l’enseignement universitaire.

MOMS.

Source : Journal L’Authentique


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