« L'erreur 451 », le nouveau code de la censure sur le web ?

« L’erreur 451 », le nouveau code de la censure sur le web ?

jeudi 12 juillet 2012 à 08:39

Un ingénieur propose d’instaurer un nouveau code d’erreur pour désigner les contenus supprimés sur demande de la justice ou d’un Etat.

Ray Bradbury, la légende de la science-fiction décédée le 6 juin dernier, pourrait bien être immortalisé au sein du web en donnant le nom de son œuvre la plus célèbre à une page d’erreur : « l’erreur 451 » qui désignerait les cas de censure.

Selon le quotidien britannique « The Guardian », l’idée a été proposée à l’Internet Engineering Task Force (IETF), l’organisme chargé d’établir les standards de l’internet, par un ingénieur, et fan de l’écrivain, un Américain du nom de Tim Bray.

L’IETF a d’ores et déjà déterminé toute une série de « codes HTTP ». Leur but est, lorsque vous tombez sur une page ou un site ne fonctionnant pas, de vous donner une courte description du problème, si celui-ci a pour origine une erreur dans le protocole HTML.

La célèbre « erreur 404 »

Le plus connu de ces codes est « l’erreur 404 », que l’on trouve souvent sous sa forme anglophone, « 404 error : File not found », et indiquant que le fichier ou la page recherchés n’existe pas ou plus. « L’erreur 401 », elle, indique qu’une authentification est nécessaire pour accéder au contenu. « L’erreur 500 » désigne une erreur de serveur interne.

Mais, lorsque l’IETF a décidé cette nomenclature, il n’avait imaginé tous les problèmes qui pouvaient se présenter. Ainsi, récemment, le blogueur britannique Terence Eden a eu la mauvaise surprise de tomber, alors qu’il souhaitait se connecter au site de téléchargement The Pirate Bay, sur une « erreur 403 ». Un message signifiant normalement que son identification a été refusée par le site.

Or, en réalité, ce n’est pas The Pirate Bay qui a refusé la connexion, mais le fournisseur d’accès de Terence Edence qui, sur décision de justice, a été contraint de bloquer tous les accès au site accusé de favorisé le téléchargement illégal.

Face à la recrudescence de ce genre de situations et des demandes de blocage de sites, filtrages de contenus, etc, Tim Bray a donc proposé que leurs soit attribuée un code d’erreur spécifique désignant les contenus n’étant plus disponibles après une décision d’un juge ou d’un gouvernement. Le nom de cette erreur serait bien entendu « l’erreur 451 », un nom tiré « Farenheit 451 », roman le plus célèbre de Rad Bradbury dans lequel une dictature brûle systématiquement tous les livres…

Source : Le Nouvel Observateur


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