Le FMI conclut la visite pour l'Article IV de la Mauritanie

Le FMI conclut la visite pour l’Article IV de la Mauritanie

dimanche 2 novembre 2014 à 09:45

Communiqué de presse du FMI :

« Une mission des services du Fonds Monétaire International s’est dirigée par Mercedes Vera Martin visité Nouakchott du 20 au 30 octobre pour mener les discussions dans de cadre de la consultation au titre de l’article IV.

A la fin de son séjour, Mme. Vera Martin, chef de mission pour la Mauritanie, a rendu la déclaration suivante :

« En dépit de la détérioration des termes de l’échange pour une baisse du prix de fer, les développements économiques en Mauritanie demeurent positifs. La croissance économique atteindra 6,4 pourcent en 2014. La reprise de la production de la pêche et l’activité soutenue au niveau du secteur minier ont plus que compensé une plus faible performance dans les productions pétrolière et manufacturière. L’inflation demeure contenue avec une moyenne annuelle de 3,5 pourcent. L’exécution budgétaire demeure en ligne avec la loi de finance 2014 avec un déficit hors dons de 1,7 pourcent du PIB. Le déficit courant se contracterait à 19 pourcent du PIB et serait en majorité financé par des IDEs. Le niveau des réserves resterait adéquat se situant à 6½ mois des importations excluant celles du secteur extractif. L’inflation contenue et la stabilité des réserves constitue des amortisseurs en cas de chocs potentiels sur l’économie”.

« Malgré la détérioration des termes de l’échange, les perspectives macroéconomiques demeurent solides soutenues par l’expansion des capacités minières sur le moyen terme. La croissance est attendue à 6 pourcent en 2015 étant donné que la bonne tenue de la consommation domestique va partiellement compenser la détérioration de l’environnement extérieur. L’inflation augmenterait à 4,6 pourcent. Les réserves officielles baisseraient légèrement à 6.3 mois d’importations à fin 2015. À moyen terme, la croissance du PIB réel se situerait en moyenne à environ 7 pourcent, tirée par les investissements liés à l’expansion des capacités extractives et des projets d’infrastructure. Le déficit du compte courant devrait se creuser au cours des prochaines années en raison de la hausse des importations d’équipements associés à cette expansion, avant de se contracter au fur et a mesure que la production devient effective. Les risques pour les perspectives de croissance sont principalement baissiers en raison des développements externes ; une accentuation des tensions géopolitiques et d’une activité mondiale plus lente pourraient négativement affecter le prix du minerai de fer conduisant à une dégradation encore plus marquée des termes de l’échange. La baisse des prix du minerai de fer pourraient également avoir un impact négatif sur les plans d’investissement en Mauritanie.”

« Les autorités se sont engagées à maintenir une politique budgétaire prudente. Le budget 2015 prévoit de contenir le déficit global hors dons, à 2,2 pour cent du PIB. Le manque à gagner des recettes sera compensé en grande partie par des dépenses courantes et en capital plus faibles, tout en protégeant les dépenses sociales. Une perspective macroéconomique favorable soutiendra les efforts d’assainissement budgétaire à moyen terme ; qui se concentreront sur la rationalisation des dépenses courantes et l’établissement de priorités dans les dépenses d’investissement en ligne avec la capacité d’absorption et les objectifs du CLSP ; en préservant la viabilité budgétaire par une amélioration des capacités institutionnelles et des pratiques de coordination de gestion de la dette ; et en renforçant la gouvernance budgétaire par l’adoption d’un cadre budgétaire qui tienne compte de la volatilité des revenus des ressources induite par le mouvement des prix internationaux”.

« Les autorités se sont engagées à maintenir une politique budgétaire prudente. Le budget 2015 prévoit de contenir le déficit global hors dons, à 2,2 pour cent du PIB. Le manque à gagner des recettes sera compensé en grande partie par des dépenses courantes et en capital plus faibles, tout en protégeant les dépenses sociales. Une perspective macroéconomique favorable soutiendra les efforts d’assainissement budgétaire à moyen terme ; qui se concentreront sur la rationalisation des dépenses courantes et l’établissement de priorités dans les dépenses d’investissement en ligne avec la capacité d’absorption et les objectifs du CLSP ; en préservant la viabilité budgétaire par une amélioration des capacités institutionnelles et des pratiques de coordination de gestion de la dette ; et en renforçant la gouvernance budgétaire par l’adoption d’un cadre budgétaire qui tienne compte de la volatilité des revenus des ressources induite par le mouvement des prix internationaux. ”

« La banque centrale continue à faire des progrès dans le renforcement de la résilience du secteur financier et prévoit de renforcer la formulation de la politique monétaire et la mise en œuvre des réformes dans le marché des changes pour soutenir le développement du secteur privé sur le moyen terme. Une prochain évaluation de la stabilité financière pour les services de FMI formulera des recommandations pour renforcer le secteur financier, faciliter crédit à long terme au secteur privé et à encourager l’approfondissement et l’inclusion financière. »

« La mission a salué la gestion prudente de la politique macro-économique et l’engagement des autorités à préserver la viabilité budgétaire et la stabilité financière, et d’encourager le développement du secteur privé. Un secteur privé plus dynamique sera essentiel pour diversifier l’économie et créer des emplois. Un vaste programme de réformes axé sur l’amélioration du climat des affaires, la lutte contre les goulets d’étranglement structurels, la promotion des avantages comparatives en collaboration avec le secteur privé, le renforcement de la gouvernance et la protection des plus vulnérables aidera à promouvoir une croissance plus inclusive, tout en augmentant la résilience de l’économie aux chocs extérieurs.

« La mission a eu des entretiens avec son Excellence le Président Mohamed Ould Abdel Aziz, le Premier Ministre Yahya Ould Hademine, le Gouverneur Sid’ Ahmed Ould Raiss, le Ministre des finances Thiam Diombar, le Ministre des affaires économiques et du développement Sidi Ould Tah ainsi que d’autres membres du Gouvernement. Elle a également eu des échanges fructueux avec les représentants du milieu bancaire et du secteur prive, des syndicats, de la société civile et de la communauté diplomatique et des bailleurs de Fonds.

« La mission tient à remercier les autorités mauritaniennes et des représentants d’autres secteurs pour leur coopération au cours de nos discussions et des échanges fructueux. » »


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