MAURITANIE : Le Président Aziz rejette l'idée d'un 3e mandat

MAURITANIE : Le Président Aziz rejette l’idée d’un 3e mandat

dimanche 23 octobre 2016 à 10:15

Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a catégoriquement rejeté l’idée d’un troisième mandat à la tête de l’Etat, dans un discours clôturant un dialogue politique entre majorité et opposition. « Je n’ai jamais manifesté un désir quelconque pour un troisième mandat », a lancé Ould Abdel Aziz, balayant d’un revers de la main les soupçons que nourrissaient ses opposants à son égard de chercher à amender la constitution dans ce sens.

La constitution mauritanienne prévoit au maximum deux mandats présidentiel de 5 ans chacun. Le chef de l’Etat actuel finit son second mandat en juillet 2009. « Je n’ai jamais demandé » la modification de la constitution « sous quelque prétexte que ce soit », a dit le président mauritanien lors de la cérémonie de clôture tenue à une heure tardive de la nuit dernière à Nouakchott.

Il a expliqué que « la constitution de la République ne doit pas être la risée de certains, à travers sa modification pour servir les desseins d’une personne précise ou d’une entité donnée, mais doit s’effecteur sur la base de l’intérêt général, afin d’ancrer la démocratie ».
« Je veux également vous affirmer que je ne trouve pas de gêne à demander l’amendement de la constitution puisque j’ai l’ai déjà abrogée par le passé quand cela servait l’intérêt du peuple mauritanien », a aussi fait savoir le chef de l’Etat mauritanien.

Il a exprimé sa conviction de « la nécessité de préserver la constitution, surtout ses articles relatifs à l’intérêt de personnes précises. C’est ma totale conviction. Cette question doit être définitivement dépassée et ne peut être utilisée pour déstabiliser le pays ou porter atteinte à sa sécurité ».
« Nous devons être clairs à ce propos, non par peur ou par égoïsme, mais par souci de l’intérêt suprême du pays que nous ne devons pas perdre de vue », a-t-il souligné, prévenant que « toute personne qui se permet de déstabiliser le pays, en se servant de cet alibi, s’exposera à la réaction de l’Etat et fera l’objet de mesures appropriées pour l’arrêter à ses limites ».

L’accord obtenu par les dialoguistes prévoit notamment la suppression du Sénat et la création de conseils régionaux élus, ainsi que le changement des symboles de l’Etat, comme le drapeau national dont l’amélioration du visuel est revendiquée. Un référendum populaire sera organisé autour de ces changements.

Lancé il y a plus de deux semaines, le dialogue a été boycotté par l’opposition dure qui comprend notamment le Rassemblement des forces démocratiques (RFD) d’Ahmed Ould Daddah et les islamistes du parti Tawassoul.

(Apanews)


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