Mauritanie : la société nationale de fer vend deux filiales après une baisse de 50 % des (...)

Mauritanie : la société nationale de fer vend deux filiales après une baisse de 50 % des prix

vendredi 23 octobre 2015 à 17:10

La Société nationale industrielle et minière de Mauritanie (Snim), qui exploite le fer dans le pays, a vendu ses parts dans deux de ses filiales, à l’Etat et à des privés mauritaniens, après une baisse de 50 % du prix du minerai, a indiqué jeudi à l’AFP une source au sein de l’entreprise.

La Snim a cédé à l’Etat mauritanien 42 % des parts qu’elle détenait dans le capital de sa filiale spécialisée dans les assurances, Damane Assurances et Réassurances, basée à Nouakchott, a affirmé cette source sous couvert d’anonymat.

Le prix de la cession, qui a eu lieu cette semaine, n’a pas été indiqué.

La Snim contrôlait 69,5 % du capital de Damane, créée en 2010. Le reste appartient à des privés.

La Snim a également décidé mardi de céder totalement à des privés mauritaniens sa filiale spécialisée dans la production de pierres ornementales, la société Granites et marbres de Mauritanie (GMM), basée à Nouadhibou (extrême nord-ouest), selon la même source au sein de l’entreprise.

Le conseil d’administration de GMM « est toujours en négociation avec ses partenaires au sujet de prix de cession », a-t-elle ajouté.

GMM, créée en 1998, est spécialisée dans l’exploration et l’exploitation des pierres ornementales.

En plus du façonnage et de la commercialisation de carreaux, la société intervient dans la réalisation de pavages (voies piétonnes et parkings) à l’aide de pavés en granite, en pierres ou en plaques provenant d’Atar (centre-nord).

Dans un communiqué publié récemment sur son site Internet, la Snim explique que « la forte baisse des prix du minerai de fer (50 %), observée en 2014, (la) conduit à adopter des trains de mesures en vue de préserver son équilibre » et lui impose « un programme de réduction substantielle de ses coûts de production ».

« En tant qu’acteur du marché, pour préserver sa place et ses emplois, la Snim n’a d’autres choix que la réussite d’une réduction substantielle de ses coûts de production », affirme l’administrateur directeur général de la société, Mohamed Abdellahi Ould Oudaâ, cité dans le communiqué qui ne donne pas plus de détails.

La Snim est contrôlée à plus de 78 % par l’Etat mauritanien.

Elle emploie directement 6 000 personnes, essentiellement dans des sites de production de fer à Zouérate (nord) et d’exportation à Nouadhibou (nord).

Le fer constitue l’essentiel des exportations de la Mauritanie.

Source : Jeune Afrique


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