Présidentielle en Mauritanie : les islamistes pour un candidat unique de l'opposition

Présidentielle en Mauritanie : les islamistes pour un candidat unique de l’opposition

mardi 18 février 2014 à 18:45

Le président du parti islamiste moderé Tewassoul, Jemil Ould Mansour, s’est prononcé mardi à Nouakchott en faveur d’un candidat unique de l’opposition à la prochaine présidentielle prévue mi-2014 en Mauritanie.

« Nous soutenons les efforts menés pour parvenir à un candidat unique de l’opposition aux prochaines élections présidentielles », a déclaré M. Ould Mansour lors d’une conférence de presse tenue après la réunion du Conseil de la choura (conseil national) de son parti.

Selon lui, Tewassoul soutiendra cette position pendant un congrès de l’ensemble des partis d’opposition qui doit se tenir le 28 février et sera consacré à la préparation de la prochaine présidentielle prévue entre mai et juillet, mais dont la date reste à fixer.

« Cette rencontre va discuter des conditions de la tenue de la présidentielle à laquelle des garanties de transparence et d’équité doiventt être nécessairement assurées », a affirmé le dirigeant islamiste, dont la formation est devenue le premier parti d’opposition lors des élections législatives et municipales de novembre-décembre 2013.

Un autre dirigeant d’opposition, Mohamed Ould Moloud, reçu lundi par le Premier ministre Moulaye Ould Mohamed Laghdaf, s’est réjoui dans un communiqué « de la volonté exprimée par le gouvernement pour parvenir à un consensus national » sur la présidentielle.

Il a dit avoir insisté auprès du Premier ministre sur la nécessité d’un « dialogue franc et constructif (entre le pouvoir et l’opposition) qui constituerait l’alternative unique face au blocage politique actuel et des conséquences néfastes qui en resulteraient pour le pays ».

« Il doit y avoir un accord préalable sur la methodologie à suivre, avec le consentement de toutes les parties, dont (ceux) de la Coordination de l’opposition démocratique (COD) » qui regroupe une dizaine de formations politiques, a-t-il conclu.

La COD avait boycotté les dernières élections législatives et municipales tenues après l’échec de ses pourparlers avec la majorité présidentielle qui a largement remporté ces scurtins.

Le président Mohamed Ould Abdel Aziz, un ancien général arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en août 2008, avait été élu un an après pour un mandat de cinq ans lors d’un scrutin contesté par l’opposition. Sauf énorme surprise, il devrait être candidat à sa propre succession lors de la prochaine présidentielle.

Source : Le Huffington Post


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