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Alternance politique : Les vieux loups ont encore du fil à revendre !!!

jeudi 2 mai 2013


Alors que l’IRA vient de créer son parti politique « RAG » pour mieux affiner son immense capital de mobilisation populaire, au lieu de le laisser éternellement à la merci de la récupération par d’autres ailes politiques, qui le rangeront aussitôt, l’objectif atteint, que les Flam tentent de se redéployer en Mauritanie pour contribuer au changement promis, l’observateur en exil, le Capitaine Ely Ould Krombelé semble plutôt dresser un tableau pessimiste pour toute alternance future opérée dans la nation par ces forces montantes ; créditant plutôt les vieux loups d’une mainmise plus longue que prévu sur le paysage politique.

Dans son exercice intellectuel pour cerner l’identité du futur successeur potentiel du président de la république Mohamed Ould Abdel Aziz, l’ex-officier ne voit pas le bout du tunnel pour les élites politiques et militantistes de l’heure, circonscrivant, du moins dans le premier épisode de son analyse à maximiser les chances de succession au chef de l’Etat Ould Abdel aux omniprésents leaders de la scène depuis des décennies, toujours tenaces à reprendre le flambeau.

Pour le capitaine, les dirigeants suivants sont respectivement, les mieux indiqués pour hériter la présidence de la république. Il s’agit du chef de file de l’opposition et leader du Rfd Ahmed Ould Daddah, opposant historique, les présidents de l’UFP et de l’APP successivement Dr Mohamed Ould Maouloud et Messaoud Ould Boulkheir.
Dans une moindre mesure, au cas où ces expérimentés politiques ne seraient pas présidentiables, pour une raison d’âge ou de maladie, Ould Krombelé qui semble paradoxalement ne pas voir de succession au chef de l’Etat au sein de sa propre majorité, cette coalition politique qui fait le beau et le mauvais temps, crédite d’autres figures notamment au sein du RFD pour cette alternance, citant à cet effet, les potentiels que représentant « Yacoub Ould Moine, Mohamed Mahmoud Ould Lematt, le président de la CUN, Ahmed Ould Hamza sans oublier la « dame de fer » version Sibé, Nané Mint Cheikhné » dit-il.
Les autres partis ne semblent pas selon le capitaine comprendre à leurs seins des personnalités qui peuvent emboiter le pas à leurs leaders, si à la course à la magistrature suprême, connus par leur éternité, ils seraient cette fois aux abonnés absents.
Les analystes n’en veulent pas à l’officier, qui pourra nous réserver dans son prochain épisode des surprises, en évoquant des noms capables de créer le changement et qui promettant en s’investissant dans le politique de drainer la masse pauvre et majoritaire des citoyens, soit plus de 90% de la population, tels que Biram dont le discours prend de plus en plus des allures fédératrices de la Mauritanie.
Certes, il est permis de rêver, mais, faut-il tuer l’ours pour pouvoir vendre sa peau. Autrement dit, le président de la République est bien là et pourra aspirer à un second mandat à la tête du pays. Par ailleurs, s’il n’est jamais tenté par le syndrome constitutionnel de Me Wade qui voulait tailler la loi fondamentale à sa posture pour briguer un troisième mandat, Ould Abdel Aziz serait au moins capable de placer son homme et de tout faire pour éviter d’offrir sur un plateau d’or un palais ocre pour des farouches opposants, passés dans l’art de son invective.
Enfin, rappelons que l’expérience heureuse au départ puis malheureuse par la suite, née des élections de 2007, est là pour le prouver, pour montrer que l’armée peut s’effacer du devant de la scène, mais pas du fonds de la course où ses appuis puissants permettront à son allié de semer ses challengers grâce à ses mains invisibles qui ont encore de belles années devant elles avant que les civils ne commencent à s’initier à l’exercice du pouvoir. .

Md O Md Lemine

Source : Le Rénovateur Quotidien