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Institut français de Mauritanie : Le fonds mauritanien fermé par la France ?
dimanche 1er avril 2012
L’IFM (Institut français de Mauritanie) a vécu une série de bras de fer opposant son personnel local à sa direction au début du mois de décembre dernier.En effet, les choses ont pris de l’ampleur quand les travailleurs mauritaniens de cet institut ont exigé l’harmonisation de leur grille de salaire avec celle de leurs compatriotes travaillant dans les locaux de l’ambassade de France en Mauritanie et son consulat.
Ce personnel revendique l’application du même mode de calcul des salaires, des mêmes avantages sur le plan de la prise en charge médical.
N’ayant pas obtenu gain de cause les employés ont observé une grève le mercredi 14 décembre 2011jusqu’au règlement de cette question. Le Quai d’Orsay a dépêché un émissaire à Nouakchott pour ouvrir un dialogue avec les grévistes et trouver éventuellement une solution consensuelle à leur problème.
Augmentation, au prix de la fermeture du fonds mauritanien
L’émissaire du ministère des Affaires étrangères a en effet rencontré les délégués des travailleurs locaux et le directeur adjoint de l’IFM ainsi que le directeur de l’Action culturelle de l’ambassade de France. Il ressort de cette rencontre que la partie française aurait accepté l’harmonisation de la grille salariale, mais à condition de « renvoyer » deux employés. Une proposition qui serait acceptée par les délégués. Jeudi dernier, une réunion entre la direction et les délégués du personnel de l’IFM, a dévoilé enfin la matérialisation de la demande de l’harmonisation de la grille salariale avec celle des travailleurs locaux de l’ambassade, avec une décision de licenciement des deux bibliothécaires Hassan Ould Brahim et Meïna Mint Nagi. Assorti d’une mesure de fermeture définitive du fonds mauritanien. De sources indiquent que les deux bibliothécaires auraient reçu deux propositions d’un départ volontaire de l’IFM ou d’un licenciement collectif. Les victimes auraient en contrepartie sollicité les indemnités de l’ancienneté à l’IFM plus le montant de leur salaire de 36 mois. Une requête qui aurait été refusée par la direction de l’action culturelle de la France qui propose le montant de 20 mois de salaire. Hassan Ould Brahim et Meïna Mint Nagi travaillent respectivement à l’IFM l’un depuis le 1er février 1990 et l’autre le 7 décembre 1991. Ils ne seraient consolé qu’en quittant avec une fortune digne pour supporter la galère qui les attend.
Camara Mamady
Le Rénovateur Quotidien