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La Mauritanie atteint un seuil critique face aux flux de migrants, alerte le ministre de la Défense
mercredi 4 décembre 2024
Le flux de migrants sur le sol mauritanien a atteint un seuil critique. La détérioration du contexte sécuritaire dans la région entraine une intensification des flux de migrants irréguliers traversant la Mauritanie vers l’Espagne : c’est le message délivré en début de semaine par le ministre mauritanien de la Défense, Hanena Ould Sidi, lors du passage à Nouakchott de son homologue espagnole, Margarita Robles.
Depuis fin 2023, la Mauritanie connaît un afflux régulier de migrants. Elle reste un pays de transit pour de nombreux ressortissants d’Afrique de l’Ouest, avec cette année une hausse significative du nombre de migrants qui cherchent à emprunter la route de l’Atlantique pour rallier les Canaries. Des départs qui se font aussi du Sénégal ou de Gambie par exemple.
Le nombre de débarquements en Mauritanie a doublé entre 2023 et 2024. Mi-octobre, l’archipel espagnol des Canaries avait enregistré plus de 33 000 arrivées par la mer, contre 23 000 sur la même période l’an dernier.
Face à cette situation, Nouakchott souhaite coopérer davantage avec l’Espagne et l’Europe en général, affirme le ministre mauritanien de la Défense. En mars, une déclaration conjointe a été signée entre la Mauritanie et l’Union européenne pour renforcer le partenariat sur les migrations.
La Mauritanie est par ailleurs une terre d’asile pour de nombreux réfugiés. Ce ne sont pas des migrants, précise une source humanitaire. Au total, le HCR recense 275 000 réfugiés et demandeurs d’asile dans le pays. La région du Hodh Chargui, à la frontière avec le Mali dans l’est, accueille des réfugiés, maliens en grande partie, qui fuient la situation humanitaire et sécuritaire dans leur pays. Le camp de Mbera est désormais saturé, avec un pic de 20 000 personnes en janvier dernier, et les nouveaux arrivants s’installent désormais en dehors du camp.
Source : RFI