Accueil > Actualités > Société > Mauritanie : lancement d’un nouveau projet pour l’emploi des jeunes

Mauritanie : lancement d’un nouveau projet pour l’emploi des jeunes

samedi 31 décembre 2011


Un nouveau projet pour l’emploi des jeunes a été lancé, visant à dispenser des formations techniques et professionnelles aux jeunes mauritaniens défavorisés.

Selon le ministre d’Etat à l’Education nationale, à l’enseignement supérieur et à la recherche scientifique, Ahmed Ould Bahiya, qui présidait la cérémonie de lancement ce mercredi 22 décembre à l’Hôtel Atlantic à Nouakchott, il s’agit de "la signature de quatre contrats-programmes et de six ententes de formations qualifiantes entre les établissements de formation technique et professionnelle et les sociétés privées."

Selon le ministre, "Ces contrats-programmes permettront la formation de 5 000 jeunes entre 2012 et 2016 dans les différentes spécialités pour un coût estimé à plus de 5 millions de dollars."

Pour sa part, le ministre délégué chargé de la formation professionnelle et de l’emploi, Mohamed Ould Khouna a souligné "l’importance de la formation en tant qu’outil efficace et dynamique dans la lutte contre le chômage, la pauvreté et la marginalisation sociale". C’est, a-t-il dit, "un passage indispensable à l’accès au marché de l’emploi."

Ould Khouna a aussi indiqué que "La signature de contrats-programmes et d’ententes de formations permettra aux établissements de formation bénéficiaires d’acquérir les outils dont ils ont besoin pour l’accomplissement de leurs missions, comme elle trace à ces établissements, avec pertinence et précision, les objectifs escomptés, tout en leur présentant l’appui nécessaire pour arriver à ces buts, en leur assumant l’entière responsabilité d’exécution, jetant ainsi les bases saines d’une approche de gestion, selon les résultats."

Ould Khouna a enfin souligné que "cette activité s’inscrit dans le cadre du projet d’appui à la formation technique et professionnelle (PAFTP), projet qui s’étend sur une période de 5 ans pour une enveloppe financière de 17,4 millions de dollars américains."

Pour Malainine Ould Eyih, directeur de l’institut national de promotion de la formation technique et professionnelle : "Ces contrats-programmes et ces ententes de formations aideront à l’intégration, dans la vie active, des jeunes victimes de la déperdition scolaire et permettront de les doter du savoir nécessaire pour exercer des activités génératrices de revenus ainsi que pour les aider à travailler dans les sociétés et les établissements professionnels."

De son point de vue : "Ces contrats-programmes et ces ententes de formation ouvriront de larges perspectives devant les chômeurs sans formation pour se spécialiser dans les métiers dont le marché de l’emploi a besoin, ce qui améliorera dans l’avenir les conditions de vie des populations."

Le lancement de ce projet a été bien accueilli dans le milieu des jeunes ciblés par ce programme.

Pour Cheikh Kane, élève au CFP de Nouakchott : "Ces contrats-programmes sont une bonne chose pour nous, car nous sommes maintenant sûrs de trouver un travail après notre formation. Ce n’était pas le cas avant. Chaque année, il y avait beaucoup de sortants qui n’arrivaient pas à trouver du travail. Maintenant avec ce projet, il y a eu un accord entre la formation et l’emploi."

C’est également là l’avis de Mohamed Ould Cheikh, élève au lycée commercial de Nouakchott : "Avant, la formation dans les centres n’était pas adéquate. Les programmes de formation ne répondent pas au marché du travail. Mais avec ce projet, tout va changer et les sortants des centres professionnels sont sûrs de trouver du travail."

Source : Magharebia