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Pas de nouveau dialogue avec l’opposition, déclare le président mauritanien
jeudi 15 mars 2012
Le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, a déclaré, lors d’une conférence de presse mercredi soir à Nouadhibou (470 kilomètres au nord de Nouakchott), qu’il n’engagera pas de nouveau dialogue avec l’opposition après celui de septembre et octobre 2011.
« Nous avions fait d’importantes concessions pour certains partis politiques pendant ce dialogue en dépit de notre conviction de l’inexistence de crise politique dans le pays », a dit Ould Abdel Aziz au cours de ce point de presse, au deuxième jour de sa visite à Nouadhibou.
Les résultats de ce dialogue étaient ‘’suffisants pour ancrer la démocratie et l’Etat de droit réclamés par tout le monde’’, a-t-il ajouté, expliquant que c’est la raison pour laquelle il ne voit pas le besoin pour un nouveau dialogue.
Le dialogue de septembre et octobre avait impliqué, outre les formations politiques de la majorité, une partie de l’opposition menée par l’Alliance populaire progressiste (APP) dirigée par Messoud Ould Boulkheir, président de l’Assemblée nationale.
Il avait été boycotté par une autre partie de l’opposition comprenant notamment le Rassemblement des forces démocratiques (RFD) dirigé par Ahmed Ould Daddah et les islamistes du parti Tawassoul.
Ce dialogue avait permis de s’entendre sur des amendements constitutionnels, approuvés récemment par le Parlement, et prévoyant surtout la création d’une Commission électorale indépendante composée, à égalité, de la majorité et de l’opposition, la criminalisation de l’esclavage et des coups d’Etats et la reconnaissance du caractère pluriethnique de la société mauritanienne.
La Coordination de l’opposition démocratique (COD) qui regroupe les adversaires du président mauritanien avait organisé, lundi à Nouakchott, une imposante manifestation durant laquelle elle a appelé ce dernier à quitter le pouvoir et a dénoncé la situation économique et sociale du pays.
Source : APA